L’automation, ou automatisation des processus, est devenue incontournable pour optimiser les opérations marketing, la gestion de la relation client et bien plus encore. Cependant, ce domaine regorge de termes techniques, souvent empruntés à l’anglais, qui peuvent dérouter même les professionnels avertis. Ce glossaire automation vous propose une explication claire et accessible des principaux concepts et mots-clés : de trigger à webhook, en passant par workflow ou API. Prêt à devenir incollable ?
Introduction au glossaire de l’automation
L’automatisation transforme la manière dont les entreprises suisses gèrent leurs tâches répétitives. Quel que soit l’outil que vous utilisez (il en existe trop pour tous les citer), comprendre le glossaire automation est essentiel pour collaborer efficacement avec vos équipes techniques ou implémenter des solutions d’automation. Ce vocabulaire vous permettra également d’identifier les mots clés utilisés par les consultants et éditeurs de logiciels.
Les fondamentaux de l’automation
Nœud
Un nœud (ou node en anglais) est une étape individuelle dans un workflow. Chaque nœud effectue une action précise : récupérer des données, les transformer, envoyer un email, créer un enregistrement. Les nœuds se connectent entre eux pour former le flux complet. Un noeud est soit un déclancheur, soit une action comme vous pouvez le voir, ci-dessous.
Déclencheur
Un déclencheur (ou trigger en anglais) est l’événement qui lance automatiquement un processus ou une séquence d’actions dans un système d’automation. Par exemple, la réception d’un email ou l’ajout d’un contact dans un CRM peuvent servir de triggers pour démarrer un workflow.
Action
L’action est la tâche exécutée après un déclencheur ou trigger. Elle peut consister à envoyer un email, créer une facture, modifier une donnée, etc. Un workflow peut comporter une ou plusieurs actions, selon la logique automatisée définie.
Workflow
Un workflow (flux de travail automatisé) décrit la séquence d’étapes déclenchées automatiquement pour atteindre un objectif. Par exemple, un workflow peut gérer l’onboarding d’un client, de la collecte d’informations à l’envoi d’un devis, sans intervention manuelle. Le workflow est aussi appelé un zap dans Zapier ou un scénario sur Make. Chaque outil possède d’ailleurs souvent son propre vocabulaire, c’est notamment le cas pour le glossaire de Zapier.
Connecteurs et intégrations
Webhook
Un webhook est un mécanisme permettant à une application d’envoyer automatiquement des données à une autre, lorsqu’un événement précis survient (p.ex. un formulaire web est envoyé). Contrairement au polling (interrogation régulière), le webhook transmet l’information en temps réel. Il est très utilisé dans l’automation pour créer des connexions entre différents systèmes (exemple : notification d’une nouvelle vente sur un site e-commerce vers un CRM).
Polling
Le polling consiste à interroger régulièrement une application pour vérifier si de nouvelles données sont disponibles (par exemple, toutes les 5 minutes). Contrairement au webhook qui pousse l’information instantanément, le polling tire l’information à intervalles définis. C’est moins réactif, mais c’est parfois la seule option disponible.
Connecteur
Un connecteur (ou connector en anglais) permet la connexion entre une application A et une application B. La bibliothèque de connecteurs (par exemple dans Zapier, n8n, Make) détermine le nombre de services que vous pouvez automatiser facilement sans avoir besoin de recourir à des développements spécifiques.
API (Interface de Programmation d’Applications)
Une API (ou Application Programming Interface en anglais) permet à deux ou plusieurs logiciels de communiquer entre eux. Les automations s’appuient souvent sur les API pour déclencher des actions à distance ou récupérer des données en temps réel. L’API est comme une grande bibliothèque où chaque livre (endpoint) contient des informations spécifiques que tu peux consulter ou modifier en suivant les règles de la maison.
Mapping
Le mapping est la correspondance entre les champs de deux systèmes différents. Par exemple, associer le champ « Prénom » de ton formulaire au champ « First Name » de ton CRM. Un bon mapping garantit que les données arrivent au bon endroit, dans le bon format.
JSON (JavaScript Object Notation)
Le JSON est le format standard pour échanger des données entre applications. Il structure l’information en paires clé-valeur, lisibles aussi bien par les machines que par les humains. C’est le langage commun que parlent la plupart des API modernes.
Parser
Parser signifie extraire et structurer des données à partir d’un contenu brut. Par exemple, récupérer le montant et la date depuis un email de confirmation de commande, ou transformer un PDF en données exploitables. Le parsing transforme le chaos en information utilisable.
Logique et conditions
Condition
Les conditions (si/alors ou if/else en anglais) introduisent de l’intelligence dans les workflows : elles permettent de créer des branches selon que certaines règles soient remplies ou non (par exemple : si un client est en Suisse, alors envoyer un email en français, sinon en anglais).
Routeur
Un routeur (ou switch en anglais) est un nœud qui aiguille les données vers différents chemins selon des conditions définies. Comme un aiguillage ferroviaire, il envoie chaque donnée sur la bonne voie en fonction de sa valeur ou de critères spécifiques.
Boucle
Une boucle (ou loop en anglais) permet de répéter une suite d’actions pour chaque élément d’une liste (par exemple, envoyer un rapport personnalisé à chaque membre d’une équipe sans intervention humaine).
Pourquoi maîtriser le glossaire automation ?
Connaître les termes clés du glossaire automation, qu’ils soient en français ou en anglais, permet d’optimiser le pilotage de projets digitaux, de faciliter la collaboration entre business et IT, et d’accélérer la transformation digitale de votre PME ou organisation. Cela évite toute ambiguïté lors de l’implémentation de workflows et assure une communication fluide avec les consultants spécialisés.
Foire aux questions
Par où commencer quand on débute en automation ?
Maîtriser le glossaire automation clairement. Mais surtout, commencer par identifier une tâche répétitive qui te fait perdre du temps : saisie de données, envoi d’emails, transfert d’informations entre deux outils. Choisis un processus simple avec un déclencheur clair et une seule action (p.ex. Envoyer un accusé de récéption à chaque formulaire reçu). Automatise-le, teste-le, puis complexifie progressivement. Mieux vaut un petit workflow qui fonctionne qu’une usine à gaz qui plante.
Faut-il savoir coder pour automatiser ses processus ?
Non. Les plateformes comme Zapier, Make ou n8n permettent de créer des automations visuellement, sans écrire une ligne de code. En revanche, des notions de base (comprendre le JSON, lire une documentation API) deviennent utiles dès que tu sors des cas simples. Et pour les scénarios complexes, quelques connaissances en JavaScript ou Python ouvrent beaucoup de possibilités.
Polling ou webhook : lequel choisir ?
Webhook si disponible, c’est instantané et consomme moins de ressources. Polling quand tu n’as pas le choix, par exemple si l’application ne propose pas de webhooks. Attention : le polling multiplie les appels API et peut générer des coûts ou atteindre des limites. En résumé : le webhook c’est du temps réel, le polling c’est une check périodique.
Comment choisir entre Zapier, Make et n8n ?
Ça dépend de ton profil :
Zapier : le plus simple, idéal pour débuter, mais vite coûteux à l’échelle
Make : excellent rapport puissance et prix, interface visuelle très claire, parfait pour des workflows moyennement complexes
n8n : le plus flexible, gratuit en self-hosted, mais courbe d’apprentissage raide
Et si tu veux aller plus loin, voici un comparatif complet.

