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Publié le 16.01.2026, modifié le 23.01.2026

Différences entre données personnelles et données sensibles

Comprendre la différence entre données personnelles et données sensibles : enjeux, exemples concrets, impact sur la conformité et bonnes pratiques pour les entreprises suisses.

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Téléphone avec un cadenas pour illustrer la différence entre les données personnelles et données sensibles.Background

Auteur

Thomas Rouaud

Senior consultant
Expert en Growth Marketing, CRM, Data et Automatisation basé à Lausanne, Thomas Rouaud est consultant, formateur à l'Executive Education HEC Lausanne et ambassadeur officiel n8n pour la Suisse. Il accompagne les entreprises dans l'optimisation de leurs processus via l'automatisation et l'IA.

Tables des matières

La distinction entre données personnelles et données sensibles est essentielle dans la gestion digitale des entreprises, notamment lors de l’implémentation d’outils numériques CRM ou d’automation. En Suisse comme en Europe, comprendre ces nuances n’est pas seulement une question de conformité : c’est aussi garantir la confiance de vos clients et limiter les risques légaux et réputationnels.

Définitions : Données personnelles et données sensibles

Les données personnelles désignent toutes les informations relatives à une personne physique identifiée ou identifiable (nom, adresse email, numéro de téléphone, géolocalisation, etc.). Dès qu’une donnée permet d’identifier directement ou indirectement une personne, elle tombe dans cette catégorie.

Les données sensibles, quant à elles, sont une sous-catégorie de données personnelles, dont le traitement est strictement encadré. Sont qualifiées de sensibles notamment :

  • Données de santé (résultats médicaux, handicaps)
  • Opinions politiques ou religieuses
  • Données biométriques et génétiques
  • Origine raciale ou ethnique
  • Orientation sexuelle

Dans la pratique, la liste peut varier selon la LPD suisse ou le RGPD européen. Exemple : Le salaire n’est PAS une donnée sensible. La géolocalisation, bien que personnelle, n’est considérée comme sensible que dans certains contextes (exemple : tracking médical).

Pourquoi cette distinction

Lorsque vous intégrez un CRM comme Zoho, Odoo ou Hubspot, ou déployez des solutions d’automation comme n8n ou Zapier, il est impératif de classifier les données traitées. Cela impacte :

  • Le choix du stockage : Les données sensibles exigent des mesures renforcées.
  • Les process de consentement : Un consentement explicite est obligatoire pour traiter des données sensibles.
  • L’analyse des risques : En cas de fuite, l’impact réputationnel et légal est démultiplié sur les informations sensibles.
  • L’intégration API : Certains connecteurs excluent d’office les données sensibles ou demandent un chiffrement spécifique.

Exemple concret : collecter une adresse email pour une newsletter (personnelle) est complètement différent de stocker une fiche médicale dans un ERP (sensible).

Examples concrets

Ce qui est (et n’est pas) une donnée sensible

  • Salaires : Donnée personnelle car liée à un individu, mais pas considérée comme sensible (sauf exception liée à militantisme/engagement syndical).
  • Adresse géographique : Donnée personnelle. Elle devient sensible si elle révèle des informations religieuses (ex : adresse d’un lieu de culte pour une association).
  • Contacts CRM : L’email est personnel. Leur appartenance à une organisation partisane (monemail@organisationpartisane.com), par exemple, ajouterait un caractère sensible.
  • Données de navigation via analytics : Généralement simplement personnelles.
  • Opinions exprimées dans un formulaire : Si politique, religieuse, orientation sexuelle… = sensible.

Recommandations pour les entreprises

Pour tout déploiement d’outils digitaux, Lausanne Marketing recommande :

  • Cartographier les données traitées : Distinguez clairement personnelles et données sensibles lors de l’audit.
  • Adapter les mesures techniques : Chiffrement, cloisonnement et logs d’accès renforcés pour les données sensibles.
  • Former vos équipes : Sensibilisez sur les risques et bonnes pratiques via des ateliers et accompagnement (notre expérience HEC Lausanne).
  • Veillez à la conformité suisse (LPD) et européenne (RGPD) : Double contrainte à prendre en compte, notamment pour les PME suisses travaillant avec l’Europe.
  • Évaluer vos workflows d’automation : Utilisez des outils comme l’automation sur-mesure en garantissant la traçabilité des données traitées.

Pour une vision détaillée de la législation suisse, nous vous conseillons vivement le contenu du blog SwissPrivacy.law.

Conclusion : maîtriser vos données

Distinguer ce qui relève des données personnelles et données sensibles ne relève pas du détail : c’est un pilier pour une transformation digitale responsable et sécurisée. L’intégration de nouveaux outils impose plus que jamais une rigueur dans la catégorisation et la protection des informations traitées, tant pour optimiser vos process que pour rester conforme à la LPD et au RGPD.

Besoin d’accompagnement pour cartographier vos flux de données ou intégrer des solutions d’automation sécurisées ? Nous pouvons en discuter ensemble.

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